Succès au Rallye ING Ardennes Roads 2018

Le rallye ING Ardennes Roads 2018 vu depuis l'intéreur de la course par Patrick Malherbe.

J’ai participé à beaucoup d’éditions de l’ING depuis le début en 2010 avec ma première Austin-Healey une 100/6, et la plupart du temps avec mon épouse. A l’époque un simple compteur de vélo permettait de se comporter honorablement.
Depuis les choses se sont professionnalisées, les voitures sont mieux préparées, les équipages bien plus affutés, les moyennes à tenir bien plus changeantes, bref c’est devenu bien plus compliqué de jouer pour un bon classement.
Cette année, après 2-3 ans d’absence, je décide d’inscrire mon Austin Healey 100/4 M de 1955, sans trop d’ambitions, sinon de se faire plaisir avec un ami, mon épouse n’étant pas partante. Un peu plus d’une semaine avant l’évènement, mon ami m’annonce des contraintes professionnelles. Heureusement Michael Demortier avec qui j’ai roulé à la coupe des sources et au boucles de Bastogne accepte de remplacer mon copilote au pied levé. C’est un vrai pro et on va pouvoir du coup jouer pour un bon classement.
Le prologue effectué le vendredi soir détermine l’ordre de départ et est donc important pour ne pas être gêné par des concurrents plus novices. Nous partons 19ème sur 115 c’est bon signe.
Samedi matin tôt, nous voila parti sous un soleil radieux à l’assaut des superbes routes de l’Ardenne. Le parcours concocté par Robert Rorive est à nouveau exceptionnel. Les RT s’enchainent sans beaucoup de répit, il faut rester très concentré pour rester en permanence dans la bonne seconde malgré des petites routes parfois très sinueuses et les multiples changements de moyenne. A la pause de midi, la nouvelle appli mise en place cette année par l’organisateur, nous permet de voir nos résultats quasi en live et nous sommes à ce moment 6 ème. Tout bon, mais les écarts entre les concurrents sont très faibles, 10 secondes maximum entre 2ème et 10 ème place…
L’après midi nous repartons très motivés, la Healey marche super bien, malgré un overdrive qui refuse de s’enclancher une fois que la boite est top chaude, mais il n’est pas utile en RT ce n’est pas grave. Les notes et les temps sont parfaitement annoncés par Michael. Toutefois un bruit apparait au niveau de l’amortisseur arrière gauche, il doit se desserrer, on continue, pas le temps de s’arrêter, il faut pointer à temps…
A l’arrivée de l’étape, j’enlève ma roue pour regarder, et constate que le châssis est en train de se déchirer au niveau du support d’amortisseur, notre rallye va-t-il s’arrêter là ?...
Je contacte l’assistance du rallye, assurée cette année par MY Vintage active en WRC, Ils arrivent un peu plus tard, et j’apprends avec soulagement, qu’ils ont un poste à souder et vont pouvoir me faire une réparation provisoire permettant de continuer le rallye, ouf…
Samedi soir, nous sommes septième à seulement 10 pts de la deuxième place, les premiers Jean-Jacques Martens et Aswin Pyck sur Porsche 356SC sont inaccessibles.
Dimanche matin s’est reparti cela démarre bien, mais malheureusement nous ratons un chemin à gauche au début d’une des premières RT. Le temps de faire demi-tour je suis derrière le concurrent qui nous suit d’une minute. Je le dépasse, grosse attaque, ce qui me plait, on revient assez vite dans la seconde, mais malheureusement on a déjà été pointé à deux reprise avec du retard. Voilà qui hélas mais un terme à nos espoirs de remontée au classement, les écarts sont aujourd’hui tellement faibles que la moindre erreur se paie cash.
A l’arrivée, nous sommes 10 ème au général mais nous sommes sur le podium en Post-War avec la coupe de la troisième place, un beau résultat finalement.
Le rallye est remporté haut la main par jean-jacques Martens et Aswin Pyck

ING 18 4

ING 5ING 6ING 18 2ING 18 3